10 des meilleurs romans sur la France – qui vous y emmèneront

Toute la lumière que nous ne pouvons pas voir par Anthony Doerr

Ce roman lauréat du prix Pulitzer semble fait sur mesure pour ces jours-ci. Le titre fait référence au commentaire d’un enseignant dans le livre sur la façon dont nos cerveaux, enfermés dans nos crânes sans une étincelle de lumière, construisent pour nous un monde lumineux. Et aujourd’hui, en confinement, nous pouvons reconstruire dans nos imaginaires le Paris des années 40 et la « forteresse à ciel ouvert » de Saint-Malo. Nous le faisons en partie grâce à l’esprit de la jeune Marie-Laure, aveugle depuis l’âge de six ans, qui trouve sa voie à partir de modèles réduits que son génial père construit pour elle. Les personnages de la ville bretonne occupée prennent vie, et le cœur des lecteurs va à Marie-Laure et au jeune homologue allemand Werner alors qu’ils affrontent un monde de haine et d’horreur avec grâce et intégrité

Suite Française by Irène Némirovsky

Némirovsky, un écrivain français d’origine juive ukrainienne, a planifié une séquence de cinq romans se déroulant dans la France occupée par les nazis. Les deux premiers, écrits à la main dans un cahier relié en cuir, ont survécu à son arrestation et à son meurtre à Auschwitz. Conservés – mais non lus – par sa fille, ils ont langui pendant six décennies avant d’être publiés en un seul volume en 2004. Suite Française offre une trame de fond étonnante et un regard sans faille sur la France et les Français. La première partie, Storm in June, traite d’un casting de Parisiens fuyant Paris alors que les Allemands envahissent. Cependant, la deuxième partie, Dolce, pourrait évoquer des souvenirs de petites villes en pierre où nous apprécions un dîner et une promenade estivale, mais dont nous savons que ce serait un cauchemar claustrophobe à vivre – comme la ville fictive de Bussy est pour Lucille, partageant une maison avec sa belle-mère pleine de ressentiment.

Parfum de Patrick Süskind

Ce chef-d’œuvre de 1985 nous transporte dans un Paris bien différent de la Ville Lumière d’aujourd’hui. Dans la France du XVIIIe siècle « il régnait dans les villes une puanteur à peine concevable pour nous hommes et femmes modernes… Même le roi lui-même puait, puait comme un lion féroce, et la reine comme une vieille chèvre, été comme hiver ». Autour de ce monde malodorant rôde le surdoué et abominable Jean-Baptiste Grenouille, à l’odorat « tueur ». Pourtant, ceux qui connaissent le premier arrondissement de la ville peuvent suivre dans leur esprit alors qu’il« a si bien flairé le quartier entre Saint-Eustache et l’Hôtel de Ville qu’il a pu s’y retrouver par nuit noire ». Grenouille quitte plus tard Paris et se dirige vers le sud via les collines du Massif Central. Les derniers chapitres du livre se déroulent à quelques kilomètres de la Côte d’Azur, au milieu des champs de lavande de Grasse, capitale mondiale du parfum.

L’élégance du hérisson de Muriel Barbery

Situé dans le Paris d’aujourd’hui, ce roman de 2006 d’un professeur de philosophie plaira à ceux qui ont besoin d’une dose de haute culture gauloise, avec une héroïne improbable sous la forme de la concierge Renée, soi-disant ennuyeuse. Faisant écho au « pauvre, obscur, simple et petit » de Jane Eyre, Renée est « veuve, petite, laide et grassouillette », et en tant que telle, elle sent qu’elle doit cacher sa passion pour la philosophie et la littérature sous un extérieur épineux. Alors, tout en faisant semblant de privilégier la télé trash et la malbouffe, elle lit Proust et des volumes de philosophie de la bibliothèque universitaire, regarde des films arty et mijote des dîners raffinés pour son amie Manuela. Il y a un sens aigu de l’humour alors qu’il décortique le snobisme français, les faiblesses des riches et des pauvres, le but de l’art et bien plus encore, tout en portant son intellectualisme à la légère.

La dette du plaisir par John Lanchester

Partez pour un road trip littéraire français avec cette satire noire de l’ancien critique de restaurant Observer. L’histoire voit le narrateur diabolique Tarquin (pas son vrai nom) – un anglophobe, francophile, snob invétéré et pire – conduire d’Angleterre à sa maison en Provence, avec des détournements à travers les cuisines de Normandie et de Bretagne. Ce qu’il appellera plus tard ses « élucubrations gastro-historico-psycho-autobiographiques-anthropico-philosophiques » sont organisés en menus de saison. Il prévient très tôt que ce « n’est pas un livre de cuisine conventionnel ». Ici, il organise un barbecue pour ses malheureuses victimes : « Une goutte de jus d’arrosage est tombée du bar et a craché sur les charbons blancs. Je pouvais entendre le tintement pas tout à fait subliminal des bulles dans nos flûtes à champagne en cristal. « Eh bien maintenant », dis-je. ‘C’est très agréable.' » Ne vous y trompez pas,

Bonjour Tristesse by Françoise Sagan

Ce classique de 1954 d’une jeune fille précoce de 18 ans nous emmène sur la Riviera ensoleillée, où Cécile, 17 ans paresseuse et égoïste, est en vacances avec son père veuf et sa dernière petite amie. La lumière vive de l’été va de pair avec des mœurs louches, alors que Cécile complote avec son petit ami plus âgé pour éliminer la nouvelle femme dans la vie de son père, une femme qui chercherait à freiner son auto-indulgence et même à lui faire faire un peu de travail scolaire. . Tout se passe horriblement mal, mais nous ne savons pas si la volage Cécile a appris quelque chose de sa première expérience de tristesse. « J’ai vu un coquillage rose et bleu exquis au fond de la mer. J’ai plongé pour lui, et je l’ai tenu, lisse et creux dans ma main toute la matinée. J’ai décidé que c’était un porte-bonheur et que je le garderais. Je m’étonne de ne pas l’avoir perdu, car je perds tout. Aujourd’hui, il est encore rose et chaud car il repose dans ma paume et me donne envie de pleurer.

Le nettoyeur de Chartres de Salley Vickers

Empruntant l’A11 en direction de la Bretagne et de la Vendée, de nombreux vacanciers s’arrêtent à Chartres, avec sa cathédrale, ses maisons médiévales et ses petits ponts. Passez quelques heures joyeuses dans cet endroit pittoresque au bord de l’Eure en plongeant dans ce presque conte de fées du thérapeute devenu romancier Vickers, dont les livres affichent une « tendance pour les marginaux ». Le protagoniste est la mystérieuse Agnès Morel, qui nettoie la cathédrale chaque jour et fait des petits boulots pour les habitants des environs – jusqu’à une rencontre accidentelle. Le dénouement de son passé trouble emmène le lecteur dans d’autres villes historiques françaises – Évreux, Rouen et Le Mans – avant d’atteindre sa conclusion rédemptrice.

Jean de Florette by Marcel Pagnol

Le soleil ardent de Provence s’abat sur ce roman de vies champêtres et d’intrigues. En effet, ces ciels bleus éclatants et ces jours sans nuages ​​pour lesquels de nombreux Britanniques voyagent vers le sud ressemblent à une malédiction pour Jean, le bossu éponyme, qui tente d’élever des cultures et des lapins sur ses terres, sans savoir que des voisins intrigants ont réussi à bloquer sa seule source. d’eau – mais lisez la suite, Manon des Sources, pour voir que tout – enfin – s’est bien passé. Les senteurs d’herbes provençales et les descriptions de mas perchés sur des éperons rocheux aux vues vertigineuses sur la Méditerranée vous rappelleront des souvenirs de vacances.

Graine de Maturation par Colette

Des étés interminables dans une autre destination prisée des visiteurs britanniques – la Bretagne balnéaire – sont évoqués dans cette courte histoire de passage à l’âge adulte. Phil et Vinca ont passé des vacances ici avec leurs familles respectives d’aussi loin qu’ils se souviennent, profitant des journées ensoleillées, des étendues sablonneuses et « des écumes mousseuses qui dansaient impuissantes jusqu’au bord de la domination de l’homme ». Mais maintenant, à l’adolescence, ils ne peuvent ni retomber dans des voies enfantines ni trouver une nouvelle relation. Lorsqu’une femme âgée sophistiquée entre en scène, les airs vifs et les vents forts de cette côte atlantique venteuse font écho à la douleur de l’âge adulte à venir. (La Colette toujours peu conventionnelle écrivait ce qu’elle savait – avoir eu une relation avec son beau-fils adolescent, puis épousé un homme de 16 ans son cadet.)

Kiffe Kiffe Demain de Faïza Guène

Si vous préférez les rues rocailleuses aux collines vallonnées, cette histoire amusante de la vie d’immigrants dans un lotissement urbain par un autre écrivain précoce (Guène avait 19 ans à sa parution) fera parfaitement l’affaire. Imaginez une des héroïnes blasées de Jacqueline Wilson un peu plus âgée, transplantée dans le nord-est parisien. La narratrice est Doria, 15 ans, vivant dans un gratte-ciel avec sa mère, son père étant retourné au Maroc pour trouver une nouvelle épouse plus jeune. Les enseignants sont des bienfaiteurs inefficaces ; l’employeur de sa mère largement raciste. L’argot de rue du livre est traduit dans un anglais urbain brillamment crédible par la traductrice Sarah Adams. Un nerd de classe est appelé un « microbe à face de pizza, homosexuel et ego-trip total ». La communauté musulmane dit constamment inchallah –« Mais, le fait est que vous ne pouvez jamais savoir si Dieu le veut ou non », opine Doria. La fine bruine de la ville est « comme si Dieu crachait sur nous tous ».

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A propos de lauteur: Cassie

J’adore la lecture. Mon livre préféré ? « Les hauts de Hurlevent

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